Le blog du Tiennou

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mercredi 23 décembre 2009

Immigration, intégration et mariage

Les mariages mixtes - comprendre un mariage entre un français et un non-français - sont un des signes les plus significatifs de l'intégration d'une population immigrée. En France, la très forte proportion de mariages mixtes (un quart des mariages) tend à faire relativiser les problèmes d'intégration que nous rabachent sans cesse les média.

Un article du Monde du 22 décembre fait un état des lieux des difficultés administratives auxquelles sont confrontés ces couples mixtes. Sous couvert de lutter contre les mariages blancs qui ne représentent que 0,5% des mariages, ces bloquages administratifs se font souvent au mépris de la loi et révèlent surtout les difficultés des hautes autorités françaises à concevoir la mixité ethnique de notre pays.

On constate le fossé énorme qui sépare la France d'en bas qui se mélange et la France d'en haut qui refuse le métissage dans le cadre du mariage, tente de figer une identité nationale pour mieux en exclure ceux qui ne correspondraient pas aux critères établis, fait des amalgames pour le moins douteux voire fait des déclarations franchement racistes.

mardi 22 décembre 2009

Des conséquences de notre consommation

Notre consommation effreinée de produits en tout genre, notamment de produits électroniques a de graves conséquences pour le monde. Tout d'abord des conséquences environnementales avec une raréfaction des matières premières, une forte consommation d'énergie pour la production et le transport des marchandises, etc. mais aussi des conséquences sociales et humaines. Notre consommation est directement responsable d'une grande partie des guerres dans le monde et de la destruction des milieux naturels dans lesquels vivent des populations qui n'ont plus d'autre choix que d'accepter d'être exploités par des groupes armés ou des multinationales.

Le film "The story of stuff" explique très simplement et presque de manière amusante toute cette chaine de conséquences. Il est téléchargeable gratuitement et légalement mais il vaut mieux parler anglais pour en profiter pleinement.

Pour ceux qui veulent approfondir le sujet, le rapport "From mine to mobile phone" de l'ONG Enough Project détaille les différentes étapes de l'extraction de minerais jusqu'à leur utilisation dans les produits électroniques que nous consommons couramment. Elle explique par la même occasion notre part de responsabilité dans les conflits au Congo et les conditions de vie des habitants de cette partie de l'Afrique.

Parmi les mesures que nous pouvons prendre à notre niveau, on peut citer :

  • consommer moins : s'interroger sur nos besoins et sur la réelle utilité d'acquérir de nouveaux produits ;
  • consommer mieux : acheter les produits qui ont l'impact environnemental et social le plus faible ;
  • s'informer : pour pouvoir consommer mieux, il est nécessaire de faire preuve d'esprit critique et de faire l'effort de partir à la pêche aux informations pour faire les choix les plus éclairés ;
  • soutenir les actions en faveur de plus de transparence sur l'origine des produits que nous consommons et sur la réduction de leurs impacts.

mercredi 2 décembre 2009

Climat : qui va payer l'addition

Une très belle vidéo sur les conséquences de notre mode de vie :

Piqué sur le blog d'Alain Caraco dont le blog est très intéressant

dimanche 8 novembre 2009

Randonnées du 17 et 18 octobre

Le week-end du 17-18 octobre, c'était un week-end randonnées pour moi. Le samedi, j'ai commencé par une randonnée de moyenne montagne « la Croix du Mont-Agu » avec des membres du site www.onvasortir.com. La randonnée est au départ de Saorge et doit être très agréable l'été car elle se pratique quasiment intégralement en forêt.

Le dimanche, je suis allé un peu plus haut avec des collègues en direction des lacs de Vens. Suite à un gros orage dans la nuit de samedi à dimanche, la randonnée de dimanche a dû être un peu écourtée par rapport au trajet initialement prévu en raison de la neige. On a quand même pu monter jusqu'à l'arche naturelle au dessus des lacs.

dimanche 1 novembre 2009

Les services funéraires se mettent au vert

En ce jour de Toussaint, un billet de circonstance pour noter que petit à petit les services funéraires aussi se mettent au vert avec des cercueils en bois ou en carton pour les services de crémation, des services d'entretien des tombes à distance, des urnes funéraires en cheveux de coco, etc.

Penser écologie est une manière de vivre... même après la mort. Pensons aux générations futures, ne partons pas en leur laissant des cadeaux empoisonnés.

L'article sur Nice Matin qui a inspiré ce billet.

lundi 12 octobre 2009

Le pousse-pied vélo pour monter les cotes.

Le vélo c'est bien, ça fait faire de l'exercice physique. Un peu d'exercice mais pas trop : il faut trois fois moins de calories pour effectuer une distance donnée à vélo par rapport au même trajet à pied.

Le problème du vélo, c'est les côtes. L'exercice physique dynamisant peut alors se transformer en véritable torture. Une solution de compromis peut être le Vélo à Assistance Électrique (VAE) qui permet au cycliste de monter des côtes sans faire plus d'effort que sur du plat.

Oui mais un VAE c'est plus cher. Seuls les citoyens les plus aisés ont-ils le droit d'accéder aux hauteurs de la ville ? N'est-il pas dommage d'avoir à acheter un vélo plus polluant à produire au lieu de réutiliser le vélo de son grand-père juste pour grimper cette satanée côte à mi-parcours ?

Heureusement certaines infrastructures cyclables peuvent rendre plus accessible des parties de la ville qui pouvaient être boudées par les cyclistes. L'équivalent du tire-fesse pour les skieurs existe pour les cyclistes : c'est un pousse-pied. Évidemment, on n'imagine pas ce genre d'infrastructures équipant toutes les pentes de la ville mais en répartissant ces dispositifs de manière intelligente sur certains grands axes on peut réellement encourager la pratique cycliste et désenclaver certains quartier pour les cyclistes. Un tel dispositif aurait tout à fait sa place sur certains axes de la ville de Nice.

Le 24 octobre n'oubliez pas « le jour de la nuit »

Le samedi 24 octobre, n'oubliez pas « le jour de la nuit ». Cette manifestation vise à sensibiliser la population aux dangers de la pollution lumineuse. Outre la problématique des économies d'énergies à réaliser, n'imaginez pas que le problème de la pollution lumineuse se résume à une poignée d'astronomes que la pollution lumineuse empêcherait de s'adonner à leur hobby. La pollution lumineuse est un vrai problème, un problème qui tue des animaux et des hommes.

De plus, c'est un problème qui s'accentue sans commune mesure avec l'augmentation de la population ni même du niveau de vie. En France, en dix ans le nombre de points lumineux a augmenté de 30% ! Ci-dessous, voici deux photos de la terre de nuit en 1970 puis en 2005.

Photo de notre globe de nuit en 1970

Photo de notre globe de nuit en 2005

Pour revenir à l'opération « le jour de la nuit », on peut regretter que dans notre région il n'y ait que deux opérations :

  • à Cagnes-sur-Mer : Extinction de l'éclairage du Château Musée du Haut de Cagnes et Eglise du Cros de Cagnes. Montage d'un Planétarium pour les enfants. Diffusion du Film 'le jour où la nuit s'arrêtera"
  • à Eze : Observations du ciel à  l'œil nu et aux télescopes, séances de planétarium, projection de vidéos, conférence "Les observations de Galilée", exposition

lundi 14 septembre 2009

Respectez l'ordre des 3R

Avec la vague écologique, on parle de plus en plus du problème des déchets et de la politique des 3R :

  1. Réduire
  2. Réutiliser
  3. Recycler

Malheureusement quand on parle de déchets, la première chose dont on entend parler c'est de recyclage. Le recyclage est un aspect important du traitement des déchets mais il faut arrêter de croire que c'est l'aspect prioritaire voire la solution miracle. Si les tâches peuvent et doivent s'effectuer en parallèle, il faut malgré tout considérer les 3R dans l'ordre de priorité défini ci-dessus. Recycler sans réduire le nombre de déchets c'est s'évertuer à remplir un puits sans fond et réutiliser est souvent bien plus économe en énergie que de recycler.

De même, quand on parle d'énergie, on n'entend parler que des moyens de production : nucléaire, énergies renouvelables, etc. Gardons à l'esprit que la seule énergie propre est celle que l'on ne consomme pas. Toutes les sources d'énergie, renouvelables ou pas, présentent des effets pervers à grande échelle. De plus, à l'heure actuelle et pour encore plusieurs générations, aucune source d'énergie n'est capable de supporter notre consommation effrénée durablement. C'est d'autant plus vrai que le niveau de vie des pays émergents se rapproche du niveau de vie des pays occidentaux.

Dans tous les cas, la priorité devrait être la sobriété. La bonne nouvelle est que le retour sur investissement est en général bien plus important pour une politique visant la sobriété que pour une politique visant à produire (pour l'énergie) ou à retraiter (pour les déchets) différemment. À titre d'exemple voici un extrait de « Pour sauver la planète sortez du capitalisme » d'Hervé Kempf :

[...] après le choc pétrolier de 1973. Un pays comme la France a alors engagé une double politique d'économie d'énergie et de développement du nucléaire. Le ministère de l'Industrie en a tiré le bilan en 1987 : 100 milliards de francs (15 milliards d'euros) investis à cette date dans les économies d'énergie ont permis de réduire de 34 millions de tonnes par an les importations de pétrole, 500 milliards de francs investis dans le nucléaire ont réduit l'importation de 56 millions de tonnes. Cela signifie que les économies d'énergie sont trois fois plus rentables que l'énergie nucléaire.

Le vélo custom en vedette dans le dernier clip de Bob Sinclar

Juste un petit billet pour faire remarquer que le vélo devient super tendance. Il apparait même en vedette dans le dernier clip de Bob Sinclar (Feat. Shabba Ranks) : Love you no more où on voit tout au long du clip des vélos customisés avec un impressionnant défilé final.

Mon calendrier écolo de la rentrée

Pas mal de rendez-vous autour du thème de l'écologie prévus pour la rentrée :

jeudi 10 septembre 2009

Un vélo pliant mais un "vrai" vélo

Je suis de loin le marché du vélo pliant depuis un moment. Le concept est séduisant. Je sais à quel point il est difficile de transporter son vélo avec soi dans le train ou la voiture alors que c'est de loin la solution la plus efficace dans beaucoup de cas. Le vélo pliant peut être une solution dans ces cas là en attendant plus d'aménagements dans les transports en commun.

Pour moi, le problème de ces vélos est qu'ils ne remplacent pas un vrai vélo. Ils peuvent permettre à un piéton d'effectuer un trajet plus rapidement mais ils ne valent pas un vrai vélo dès qu'il s'agit d'affronter quelques pentes, de circuler sur des routes mal entretenues ou de se mêler à la circulation. Le principal problème vient du fait de leurs toutes petites roues qui les rendent moins stables et ne leur permettent pas d'aller aussi vite.

Je découvre donc avec plaisir que des vélos pliants avec des roues de taille égale aux roues de vélos classiques arrivent sur le marcher. Dans ce domaine, le IF Mode parait particulièrement bien pensé. La qualité générale du vélo et sa nouveauté font que le prix peut paraitre dissuasif mais s'il permet de se passer de voiture l'opération peut s'avérer très rentable à court terme. C'est en tout cas beaucoup plus intéressant qu'un YikeBike qui n'a rien à voir avec un vélo, ne permet pas d'entretenir sa forme, nécessite de recharger une batterie, aura une autonomie de moins de 10km et coutera plus de 3500€.

mercredi 9 septembre 2009

ToutAllantVert.com : un site écolo qu'il a l'air bien

Je voulais juste noter ici l'adresse du site ToutAllantVert.com qui vend des articles respectueux de l'environnement. À la différence de nombreux autres sites du même genre, une vraie réflexion sur les produits présentés est menée. On peut voir un exemple de réflexion/enquête avec un article très fouillé sur les poêles soi-disant écologiques écrit par David, un co-fondateur du site et rédacteur pour le très bon site Ecolo-info.

Nettoyons la nature

Le groupe E. Leclerc organise l'opération "Nettoyons la nature" qui est une gigantesque opération de ramassage des déchets. Dans les Alpes Maritimes, l'association Méditerranée 2000 prend part à l'opération en proposant de nettoyer le site de la Croix des Gardes à Cannes et la Pointe de l'Aiguille à Théoule-sur-Mer.

Particulièrement sensible au problème des déchets, je suis le premier à ramasser des ordures qui pourraient trainer dans la nature. Pourtant je suis assez partagé sur ce type d'initiative. D'un côté on nettoie des sites pollués et on permet la valorisation d'une partie des déchets, d'un autre côté je me pose la question de savoir si tout ça n'est pas contre-productif.

Si des bénévoles ne ramassaient pas ces déchets, que feraient les communes concernées ? Laisseraient-elles des sites touristiques complètement pollués ? N'organiseraient-elles pas elles-mêmes un nettoyage ? Ce nettoyage coûtant très cher, n'essaieraient-elles pas de limiter le rejet de ces déchets par des actions de sensibilisation ou de répression ?

Ce que j'essaie de dire c'est qu'en nettoyant la nature, on ne prend pas le problème à la base. On essaie de remplir d'eau un tonneau percé. La priorité n'est pas de remplir le tonneau mais bien de boucher le trou. En soulageant les autorités locales d'une partie du fardeau de nettoyage de leurs sites naturels, j'ai peur qu'on ne néglige la correction du problème à la source en se disant que de toute façon le site sera nettoyé tous les ans par des bénévoles.

Je ne crois pas au pouvoir de sensibilisation d'une telle opération car ceux qui ramassent ne sont pas ceux qui jettent et voir des gens ramasser les déchets a au moins autant un effet légitimant le fait de jeter qu'un effet responsabilisant. Du coup, je ne participerai pas à l'opération telle qu'elle est organisée maintenant. Je participerai à une action de ce type uniquement si parallèlement des actions de sensibilisation ou de repression sont mises en place. Malheureusement sans ça, cette action perd un peu de son sens.

Le mégot de cigarette : un déchet dangereux

Parmi les quelques trucs qui m'agacent chez une grande majorité de fumeurs, on peut citer le fait de jeter négligemment son mégot par terre. Cet acte peut paraitre anodin et pourtant...

  • un mégot met 1 à 12 ans à se dégrader dans la nature
  • un mégot ne comprend pas moins de 4000 molécules toxiques dont 50 cancérigènes (nicotine, acétone, ammoniac, arsenic, benzène, nickel, polonium 210, plutonium 240, goudrons, etc.)
  • un mégot peut polluer aux métaux lourds huit litres d'eau ou un mètre cube de neige
  • un mégot peut tuer un poisson dans un litre d'eau en moins d'une centaine d'heures
  • les mégots obstruent les filtres d'évacuation d'eau des stations d'épuration

Maintenant pensez que :

  • En France, 57 millions de mégots, soit 13 tonnes de déchets, sont jetés au sol chaque jour
  • 1/3 des déchets retrouvés sur les plages sont des mégots. Seule une faible part de ces mégots a été jetée sur la plage, la majorité a été jetée en ville puis a été emportée par les cours d'eau jusqu'à la mer.
  • A la fin d'une saison de ski, on retrouve 40000 mégots sous chaque télésiège
  • Les oiseaux prennent les mégots pour de la nourriture ou les utilisent pour construire leur nid
  • Les animaux domestiques et les jeunes enfants sont susceptibles de jouer avec et d'ingurgiter les mégots qui trainent par terre

Sachant cela, j'invite tous les fumeurs à jeter leur mégot à la poubelle et à toujours garder avec eux un cendrier de poche pour les cas où ils n'ont pas de poubelle à proximité immédiate. Un simple petit sachet plastique dans un paquet de cigarette peut faire office de cendrier de poche.

Les données utilisées dans cet article peuvent varier suivant les sources mais les ordres de grandeur sont toujours les mêmes. J'ai principalement utilisé les chiffres trouvés sur le site de Philippe Dorthe et sur le site univers-nature.com (qui présentent plus de détails sur leurs sources).

lundi 7 septembre 2009

Le vélo et la sécurité routière

Voici deux liens sur le vélo et la sécurité routière :

  • Bicyclesafe.com : un site de conseils sur les comportements à adopter en vélo pour rouler plus sûr. Il est traduit en de nombreuses langues dont le français. Ça n'est pas exhaustif mais c'est à faire lire par tout cycliste.
  • Angles morts : une vidéo compilant les problèmes rencontrés pendant un an de vélo à Paris. La vidéo est très bien faite et montre à quel point le vélo est peu considéré sur la route. Elle est très bien pour montrer la nécessité d'avoir des lois et des aménagements de urbains permettant de protéger les cyclistes. Par contre, c'est une vidéo qui fait peur et qui ne donne pas du tout envie de faire du vélo. C'est un peu dommage. Même moi qui fait du vélo tous les jours et qui suit plutôt à l'aise au milieu des voitures, je stresse en regardant cette vidéo.
  • Diaporama "vélo et sécurité routière" de la FUBicy : un diaporama compilant de nombreuses statistiques et battant en brèche beaucoup d'idées reçues sur la dangerosité du vélo en ville. Le diaporama dispense aussi quelques conseils utiles pour pratiquer le vélo en toute sécurité.

jeudi 3 septembre 2009

Détails techniques de mon premier voyage cyclo-tourisme : Lyon -> Le Mans

J'ai raconté dans un autre billet mon premier voyage en cyclo-tourisme. Je vais ici donner quelques précisions techniques qui pourront intéresser les cyclo-touristes et répondre aux questions des curieux.

Matériel :



Voici la liste du matériel que j'ai emporté pour cette semaine :

Matériel vélo :

Matériel de camping :

Vêtements :

  • 2 tenues complètes de vélo (short + T-shirt vélo)
  • 1 paire de Lunettes vélo
  • 1 étui à lunettes rigide
  • gants de vélo été
  • 1 short ville
  • 2 T-shirts
  • 2 caleçons
  • 4 paires de chaussettes basses
  • 1 polaire
  • 1 paire de chaussures
  • 1 paire de tongs
  • Kway vélo
  • Pantalon étanche vélo
  • Sur-chaussures étanches

Loisirs/divers :

  • Cartes
  • 3 livres de poche
  • Appareil Photo + housse
  • Porte-feuille + chéquier + lunettes de vue
  • Stylo
  • 1 téléphone portable + chargeur
  • Clé USB
  • Billets de train

Conclusions sur le matériel :

Je n'ai eu à souffrir d'aucun problème technique donc je n'ai pas trop d'avis à donner sur le matériel. J'aurais peut-être pu prendre 2 chambres à air de rechange au lieu d'une pour plus de sureté car malgré moi j'ai parfois dû rouler sur des routes non goudronnées. Il faudrait aussi que j'ai 1 ou 2 rayons de rechange au cas où.

J'étais très content de mes sacoches. J'ai notamment beaucoup apprécié de pouvoir les accrocher et les décrocher entièrement en quelques secondes. Il est assez facile d'accéder au contenu d'une sacoche sans tout démonter.

Niveau matériel de camping, je suis très content de tout mon matériel. Je n'ai pas pu tester la tente par temps pluvieux mais par temps sec elle est très bien. Il me manque juste un petit maillet pour planter les sardines. Je me suis débrouillé avec les pieds mais du coup j'ai tordu quelques sardines. Pour limiter le poids, il faudrait que je vois si je ne peux pas fixer une tête de maillet sur le manche de ma petite pelle.

La petite pelle est une petite pelle de jardinage à bout pointu qui me permet de creuser un petit trou pour enterrer des déchets, en particulier si on n'a pas de toilettes à proximité. Je ne l'ai utilisée qu'une fois et j'aurais pu faire autrement, c'était plus pour tester. C'est quand même quelque chose à avoir sur soi au cas où quand on fait du camping sauvage.

Autre type de matériel dont je ne me suis pas servi mais qu'il faut quand même emporter systématiquement : kit de survie, tout le matériel pour rouler de nuit ou par faible luminosité, une partie des vêtements étanches, etc.

Quand je l'ai achetée, je pensais que la sonnette avec boussole intégrée était un peu gadget mais finalement elle m'a bien servi.

Nourriture :

Je n'avais pas emporté de réchaud. J'ai donc mangé le plus souvent froid : des sandwiches, des fruits et des légumes. J'ai aussi été à plusieurs reprises au restaurant. Ça n'était pas une nécessité mais j'étais en vacances et le but était de me faire plaisir. J'ai toujours trouvé de l'eau facilement : aux fontaines de places publiques, dans des toilettes publiques, dans des bars/restaurants, en demandant à des gens de remplir mes bidons chez eux au robinet.

Hygiène :

Je prenais une douche le soir dans les endroits où j'en disposais. En camping sauvage, je me suis lavé au gant avec du savon biologique et bio-dégradable, nu au milieu de mon champ. Il faut prévoir environ 300ml d'eau pour une toilette. On peut se laver les dents dans des toilettes publiques ou dans les toilettes des restaurants où l'on va.

Visites et équipement :

Quand on veut visiter, on en vient vite à se demander ce qu'on va bien pouvoir faire de son équipement. Pour le vélo lui-même, je l'attache avec un bon anti-vol en U. Il est équipé de visseries anti-vol pour la selle et les roues. Pour les sacoches, je garde la sacoche de guidon en bandoulière avec moi. Les autres sacoches peuvent généralement être laissées à l'accueil. C'est ce que j'ai fait pour visiter le château de Valençay. Au château de Chenonceaux, il y a bien trop de monde et trop de cyclo pour pouvoir laisser ses sacoches à l'accueil mais des consignes gratuites sont mises à disposition. Dans les cas où on ne peut avancer avec son vélo et où on n'a ni accueil ni consigne, on est embêté. Éviter au maximum de laisser ses sacoches sans surveillance. Si on prend le risque, essayer de ne pas trop s'éloigner et ne pas partir longtemps. Ne rien laisser facilement accessible.

Transport en train :

Il est possible de transporter son vélo avec soi dans certains trains qui disposent de compartiments réservés.

Dans les TER, le transport de vélos est gratuit. J'ai pris un TER moderne, dans lequel on accroche son vélo verticalement à un crochet. C'est un bon système, le vélo ne bouge pas. Cela nécessite par contre d'enlever toutes les sacoches et il n'y avait aucun point d'accroche permettant de placer un antivol. Ce compartiment vélo est situé au milieu d'une rame normale et quand aucun vélo n'est accroché, des strapontins permettent de s'assoir. C'est très pratique tant que le train n'est pas trop plein. Dès qu'il commence à y avoir du monde, le vélo risque d'être un peu bousculé au milieu de la rame et la descente est rendue plus difficile car il faut faire pousser les gens pour décrocher le vélo.

Dans les TGV, le prix du transport vélo ne dépend pas du nombre de kilomètres parcourus. Il est forfaitaire de 10 euros. On retrouve le système d'accroche vertical du vélo à un crochet. Il est possible d'attacher son vélo à l'armature au moins pour les vélos aux extrémités. Le compartiment vélo est en bout de wagon. C'est un compartiment réservé aux vélo, il n'y a pas de passage de passagers dans ce wagon situé normalement en bout de train. Le seul problème est que du coup ces wagons équipés d'un compartiment vélo ont moins de place pour le stockage des bagages passager et les usagers ont souvent tendance à stocker leurs lourdes valises dans le local vélo. Il peut alors être nécessaire de pousser les valises pour accrocher ou décrocher son vélo.

Dans le train de nuit, le prix est également forfairaire de 10 euros. Il est par contre beaucoup plus difficile de stocker son vélo que dans un TGV. Le sas au niveau de la porte du TGV est trop étroit pour pouvoir tourner normalement son vélo. Il faut le mettre vertical sur la roue arrière pour pouvoir s'engager dans le couloir. Le couloir est ensuite plus étroit que la largeur de mon guidon... Enfin, on peut laisser son vélo dans un renfoncement prévu à cet effet. Il n'y a que quelques crochets sur les côtés permettant d'accrocher son vélo à l'aide d'un antivol mais aucun système permettant de caler le vélo pour éviter qu'il ne tombe. De plus, si un vélo est posé contre le votre et qu'il est attaché, vous pouvez vous retrouver avec votre vélo bloqué. Heureusement tous les cyclistes sont dans la même cabine donc il est facile de s'arranger avec les autres personnes pour éviter ce genre de problèmes.

Dans tous les cas, il faut toujours anticiper et prévoir l'accroche et la décroche du vélo assez tôt pour avoir le temps de sortir et éviter de déranger les autres passagers. Il est aussi fortement recommandé de pouvoir porter facilement son vélo car les trains et les gares ne sont pas très adaptés et on se retrouve souvent obligés de passer par des escaliers au milieu de la foule.


Mon premier voyage cyclo-tourisme : Lyon -> Le Mans à vélo

Devant me rendre au Mans pour une fête de famille le week-end du 29-30 août et étant en vacances la semaine précédente, j'ai décidé d'en profiter pour faire un peu de cyclo-tourisme. Partir d'Antibes à vélo pour aller au Mans était trop long sur une semaine et pour un premier voyage. De plus le dénivelé aurait été important et je n'ai pas l'habitude de rouler avec un vélo chargé. J'ai donc décidé de rejoindre Lyon en train et de partir de Lyon à vélo. Pour un premier voyage cyclo-touriste je commence donc en France, en été, sur un trajet plat (à part la première journée en quittant Lyon).

Je vais d'abord raconter mon périple puis je donnerai quelques détails techniques susceptibles d'intéresser les cyclo-touristes dans un autre article.

  • Jour 1 : samedi 22 août 2009 (60km à 17km/h de moyenne)



Parti de chez moi à vélo, je suis descendu jusqu'à la gare d'Antibes où j'ai pris le TGV pour Lyon. J'ai pu déposer mon vélo dans le compartiment prévu à cet effet et rejoindre mon siège. Je suis arrivé à Lyon vers 13h30. J'ai pris un sandwich près de la gare et je me suis mis en route pour sortir de la ville au plus vite. On voit que Lyon est la première ville à avoir mis en place un système de vélos en libre service : la ville et la région disposent de nombreux aménagements pour les vélos (beaucoup plus que sur la Côte d'Azur en tout cas). Par contre, grosse galère pour arriver à sortir de Lyon en direction de Tarare sans prendre l'Autoroute ou les grosses nationales. De manière générale, la traversée des grandes villes a toujours été un problème car je n'avais pas toujours de plan détaillé de la ville et les panneaux de direction sont conçus pour orienter les voitures vers les grands axes alors que je cherchais plutôt les petites départementales. À Lyon, l'itinéraire que j'avais prévu grâce à ViaMichelin me faisait passer par des rues pavées peu agréables avec un vélo rigide chargé et plutôt typé route comme le mien.




Finalement, j'ai réussi à sortir de la ville. On se retrouve alors rapidement en pleine campagne. Par cette journée magnifique, les paysages étaient splendides. La première journée est celle qui présentait le plus de dénivelé mais la route monte de manière plutôt douce et continue, il suffit donc de mouliner un peu. Je me suis arrêté juste avant le Col des Sauvages à 723m où j'ai trouvé un champ à l'abri des regards pour ma première nuit en camping sauvage.



  • Jour 2 : dimanche 23 août 2009 (115km à 20,4km/h de moyenne)

Je commence à rouler vers 8h le matin. Il fait très beau mais un panneau indique 12°C et la journée commence par une descente à 8% de plusieurs kilomètres complètement à l'ombre. La polaire n'est pas de trop pour la première heure. Rapidement, je trouve des toilettes publiques dans un petit village où je peux remplir mes bidons d'eau et faire une rapide toilette.


Le temps et les paysages sont vraiment magnifiques. Je traverse de nombreux villages pleins de charme. Entre Noailly et Vivans, je roule avec un couple de cyclistes en balade pour la journée. On discute bien, ils sont d'agréable compagnie. Entre Urbise et Lenax, ViaMichelin veut me faire passer par des routes si petites qu'elles n'apparaissent même pas sur ma carte aux 1/100000. Le coin est tellement mignon, je décide de partir à la découverte de ces sentiers. La route n'en finit pas de rétrécir, par moment la route se transforme en chemin de terre, je traverse des fermes sans savoir si je suis toujours sur une route ou sur un chemin privé. Je suis un peu perdu et j'en suis réduit à me guider à la boussole pour arriver à rejoindre la civilisation.


À 13h passé, j'ai effectué déjà plus de kilomètres que ce que j'avais prévu pour la journée. Je m'arrête prendre un sandwich et une petite bière sur une terrasse ombragée à Le Donjon. Il fait maintenant très chaud mais la chaleur est supportable quand on roule tranquille. Je prends mon temps et fais quelques pauses : une petite sieste confortablement installé dans l'herbe puis une glace à la terrasse d'un autre café.


Le soir, je trouve un petit coin de paradis pour mon deuxième bivouac à environ 20km de Moulins. Je plante ma tente dans une petite clairière entre un étang et un champ de tournesols.



  • Jour 3 : lundi 24 août 2009 (130km à 21km/h de moyenne)


Au réveil, l'étang caressé par les premiers rayons du soleil dégage une douce brume : c'est magnifique. J'ai prévu de m'arrêter à Bourges en CouchSurfing. Je pensais arriver là-bas mardi soir mais comme je suis en avance sur mon planning, j'ai le choix entre faire deux très petites journées et arriver mardi soir comme prévu ou faire une grosse journée et arriver le lundi soir à Bourges. Le temps étant un peu plus menaçant en ce début de semaine, je préfère avancer et m'assurer un toit pour la soirée.




Par chance, j'évite une première averse assez forte alors que je suis au restaurant le midi. Je repars au sec en espérant que ce sera la dernière pluie.



C'est ma plus grosse journée vélo d'autant plus que pour les 30 derniers kilomètres le vent se lève et dans cette région les champs ne sont plus protégés par des haies. Outre la catastrophe écologique que l'arrachage des haies représente, le vent ne rencontre plus aucun obstacle et les paysages sont plus tristes. Alors qu'il ne me reste plus que 10km à parcourir, je prends ma première pluie sur la tête. Heureusement, j'ai à peine le temps d'installer mes protections de pluie que l'averse se termine.


Arrivé à Bourges, je retrouve Adrien qui m'accueille chaleureusement chez lui. Je range mon vélo, pose mes affaires et prends une vrai douche. Adrien me fait visiter la ville puis nous partons chez des amis à lui pour une soirée « moules-frites ». Nous sommes une demi-douzaine, la soirée est très agréable et se termine dans un pub après une petite marche nocturne le long du circuit des nuits lumière.


  • Jour 4 : mardi 25 août 2009 (56km à 17,8km/h de moyenne)

Au réveil, Adrien est parti travailler. J'en profite pour flâner dans la magnifique ville de Bourges. Je rencontre un couple de cyclo-touristes en tandem et en profite pour discuter un peu avec eux. Coïncidence, ils font le trajet inverse du mien : Le Mans -> Lyon. Je retrouve Adrien pour manger à midi où nous avons l'occasion de discuter un peu plus que pendant la soirée. Nous découvrons avec plaisir des similitudes de points de vues dans notre façon d'aborder la vie et les voyages.


Vient le moment du départ en début d'après-midi. J'ai à nouveau un peu de vent en partant de Bourges. Je roule tranquillement, je ressens un peu les effets de ma grosse journée vélo la veille. À moment donné, je vois une petite route parallèle à la départementale que j'emprunte. Je décide d'aller voir ça et de chercher un endroit pour poser la tente pour la soirée. Le coin est vraiment magnifique, la petite route est ombragée par des arbres, les jardins des maisons sont tous très fleuris et très bien entretenus. Je vois alors des petits panneaux indiquant un « camping à la ferme » à proximité et décide d'aller voir ça.


Je m'arrête donc dans une charmante ferme. Ils produisent essentiellement du lait et quelques vaches « à viande ». Quand j'arrive, ils sont en plein ensilage de maïs. La fermière me fait visiter la ferme et m'offre un petit Pineau maison pour l'apéro. Je peux également profiter d'une bonne douche avant de me coucher.

  • Jour 5 : mercredi 26 août 2009 (103km à 19,5km/h de moyenne)

Au petit matin, j'ai le droit à du lait encore chaud du pis de la vache pour accompagner mes brioches : je me régale. Lorsque j'ai annoncé à la fermière mon intention de visiter Chenonceaux, elle m'a indiqué le château de Valençay tout proche. Comme ça me faisait faire peu de détour, j'ai décidé de partir visiter ce château qui appartenu au prince de Talleyrand, le ministre des relations extérieures de Napoléon.


Arrivé à l'ouverture du château, tout est calme. On visite le château grâce à une audio-guide. On peut ensuite se promener dans les différents jardins et parcs entourant le château. La visite m'a beaucoup plu. C'est très beau et j'ai appris pas mal de choses.


Je me suis ensuite arrêté à Saint-Aignan-sur-Cher visiter l'église romane et sa crypte. J'en ai profité pour manger un bout à la terrasse d'un café.


C'est la journée des visites de châteaux. J'arrive à Chenonceaux. Première impression : je n'ai plus envie d'y aller... Alors que je suis seul dans la campagne depuis quatre jours, je me retrouve en quelques minutes au milieu des bus de touristes et d'une foule dense et cosmopolite. Maintenant que je suis là, j'y vais quand même. Je visite l'intérieur du château et profite du calme du domaine boisé environnant pour une promenade relaxante.



Pour trouver un endroit où passer ma dernière nuit, je m'aventure dans un petit chemin reliant plusieurs champs bien à l'abri des regards. Tout un programme car le chemin est coupé par une rivière et que je dois passer sur un pont de 50cm de large avec mon vélo pour pouvoir traverser. Une fois de l'autre côté, je suis tranquille pour planter ma tente et je peux même cueillir des mûres sauvages pour mon dessert du soir.



  • Jour 6 : jeudi 27 août 2009 (95km à 19,5km/h de moyenne)

Pour ma dernière journée à vélo, le temps est un peu gris mais à part une très légère pluie le matin, je roulerai au sec toute la journée. Pour les derniers kilomètres, la départementale que j'emprunte est très fréquentée, notamment par des poids-lourds. C'est moins agréables que les plus petites routes.


Je m'arrête à midi manger à l'Étang des Cerises, un petit restaurant au cadre champêtre et pittoresque. J'arrive à l'ouverture et je suis le seul client pour manger. Ça me permet de discuter un peu avec la tenancière de l'établissement qui cultive aussi des vignes près de là. Je mange bien et je me retiens de ne pas boire plus de ce bon cidre maison.


J'arrive finalement chez mon oncle un peu après 15h. C'est la fin de mon voyage après 560km parcourus depuis Lyon en 6 jours. Place à la fête de famille et retour en train le dimanche.

mardi 11 août 2009

Sélection de sites sur le vélo

Voici une petite liste sympa de sites d'actualités sur le vélo et plus particulièrement le vélo urbain :

  • Weelz : magazine du vélo urbain, bien fourni, de nombreux articles sur les dernières tendances vélo, des tests de matériels, etc.
  • Jepedale.com : site d'actualités dans la même veine que Weelz

Les sites suivants contiennent des articles ou des actualités mais valent surtout pour leur forum/communauté :

  • Vélotaf : très bon site pour ceux qui souhaitent effectuer le trajet maison <-> boulot à vélo.
  • Cycliste.org : site à l'esprit sympa mais je trouve les articles un peu creux, dommage...

Quelques bons sites marchands pour du matériel de cyclotourisme ou de vélo urbain :

  • cyclo-randonnées : la référence pour le matériel de cyclo-tourisme. Le service client est excellent, l'équipe du site est très compétente, les prix sont très intéressants
  • Cyclable.com : site marchand spécialisé dans le vélo urbain et le cyclo-tourisme
  • Amsterdamer : le meilleur du vélo hollandais
  • LeCyclo.com : site spécialisé dans le vélo urbain : beaucoup d'accessoires très originaux
  • LeBicloo : il se définit comme le spécialiste français du Beach Cruiser et du vélo électrique. On y trouve plein d'accessoires originaux.

Sites divers :

  • Girls on bicycles : un site de photos de filles à vélo tenu par une japonaise. Le site est surtout spécialisé dans les vélos à pignon fixe.
  • Bus cyclistes : un site proposant des bus cyclistes, une sorte de co-voiturage à vélo. Une très bonne idée pour se motiver à faire des trajets réguliers à vélo.
  • Club des villes cyclables : réunion de villes mettant en commun leurs politiques de promotion du vélo dans leur agglomération
  • Vélo Cité : association de promotion des déplacements à vélo dans l'agglomération bordelaise

jeudi 6 août 2009

L'effet rebond

Je voudrais introduire dans ce billet un concept fondamental lorsqu'on s'intéresse à l'environnement : l'effet rebond. Dans le cadre de l'écologie, l'effet rebond est le fait que la diminution de la consommation de ressources par individu entraine une augmentation de la consommation globale.

L'idée n'est pas neuve, Jevons l'introduit dès 1865 après avoir observé que la consommation anglaise de charbon a fortement augmenté après que James Watt a produit une machine à vapeur bien plus efficace que les machines existantes. Cette machine a vapeur a fait du charbon une source d'énergie plus rentable qui a permis d'en généraliser l'usage et d'en augmenter la consommation.

L'exemple le plus flagrant est celui de l'automobile : le paradoxe de la voiture propre. Depuis 30 ans, la consommation des automobiles a beaucoup diminué et pourtant la consommation d'essence globale a augmenté beaucoup plus vite que celle du nombre de voitures. Le fait qu'une voiture consomme moins d'essence peut être compensé de deux façons :

  • soit vous roulez plus pour le même prix et donc vous consommez finalement autant d'essence
  • soit cette diminution de consommation d'essence vous fait économiser de l'argent que vous pouvez dépenser pour d'autres activités consommatrices de pétrole (voyages, consommation de biens courants, etc.)
Cette compensation suite à la disparition d'une limite est rarement linéaire et se traduit souvent par une sur-compensation (cf postulat de Khazzoom-Brookes) :
  • L'amélioration de l'efficacité énergétique rend l'énergie utilisée relativement meilleur marché et donc en augmente la consommation.
  • Si l'augmentation de l'efficacité énergétique fait sauter un goulot d'étranglement, la consommation d'énergie de tous les services qui étaient limités augmente. Un exemple simple serait une agglomération limitée par son approvisionnement en eau ; si les maisons existantes réduisent leur consommation d'eau de moitié, l'agglomération peut doubler, induisant une augmentation de la consommation d'énergie, de transports etc.
C'est un phénomène à garder à l'esprit en permanence en matière d'écologie car il signifie qu'on ne peut pas réduire la consommation d'énergie par le seul progrès technologique. Pour chaque amélioration de l'efficience énergétique qu'on encourage, il faut créer un mécanisme permettant d'orienter l'économie réalisée vers une activité non consommatrice d'énergie.

Indice carbone sur les produits Casino

Sur les quelques produits de marque Casino que j'ai achetés récemment, j'ai remarqué qu'il était affiché sur l'emballage un « indice carbone » du produit. J'ai donc décidé de regarder sur le site Casino associé pour en savoir plus.

La démarche est intéressante, ils tentent d'évaluer la pollution générée par la commercialisation de leurs produits en équivalents carbone. C'est bien fait parce que ça prend en compte tous les stades du cycle de vie du produit. De plus, ça ne prend pas en compte que les rejets de CO2 mais l'ensemble des rejets ensuite exprimés en équivalent CO2 (par exemple un 1g de méthane contribue autant au réchauffement climatique que 20g de CO2). Par contre ça ne prend en compte que les dégâts environnementaux au niveau de l'effet de serre (ça ne tient pas compte des pollutions chimiques, de l'impact sur la biodiversité, etc.).

La mode de calcul est toujours perfectible mais c'est déjà une bonne chose d'avoir un indicateur de base pour voir si les produits Casino font des progrès dans le temps et pour avoir un ordre de grandeur de l'impact de notre consommation sur le réchauffement climatique en fonction des différents produits.

Pour certains produits, la pollution générée par les différents stades du cycle de vie du produit n'est pas détaillée pour chacun de ces stades. Pourtant, je ne vois pas comment on peut arriver à un total de pollution sans avoir ces chiffres... À la limite sur certains produits, des étapes sont regroupées et ça peut avoir un sens.

La chose qui m'a le plus choqué reste la présentation de cet indice que je trouve presque mensongère tellement c'est peu clair. Si on prend par exemple un pack de « yaourts vanille au lait entier x8 », on peut voir un petit logo « indice carbone 255g de CO2 » et sur un paquet de « knacks x 4 », un petit logo « indice carbone 1025g de CO2 ». On pourrait donc penser que le paquet de « Knacks x 4 » est beaucoup plus polluant que le pack de « yaourts vanille au lait entier x8 » : c'est faux. L'indice carbone est indiqué en « grammes équivalent CO2 pour 100g de produit ». Ramené au poids de chaque produit, on constate qu'en fait le pack de « yaourts vanille au lait entier x8 » génère 2550g équivalents CO2 et le paquet de « knacks x 4 » génère 1435g équivalents CO2.

Le fait de comparer les indices carbone de chaque produit pour une même masse (100g) peut avoir un sens mais seulement si c'est indiqué clairement. Le fait que le calcul soit ramené à 100g de produit n'est indiqué que sur le site internet et pas sur les emballages alors qu'il aurait été simple de marquer « 55g éq CO2/100g » au lieu de « 55g CO2 ».

Si vous voulez vous amuser à faire le bilan carbone de vos courses, n'oubliez donc pas de tenir compte du poids de chaque produit. N'oubliez pas non plus d'ajouter la pollution liée à votre déplacement. Pour ordre de grandeur, 1L d'essence génère environ 2kg de CO2 donc une voiture qui fait du 8L/100km rejette 160g de CO2/km. Notre paquet de huit yaourts vanille représente ainsi l'équivalent de 16km de voiture.

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