Le blog du Tiennou

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jeudi 5 avril 2012

L'éducation populaire et la Scop Le Pavé

J'ai beaucoup entendu parlé dernièrement des Conférences Gesticulées de Franck Lepage. J'ai ainsi découvert le concept d'éducation populaire et la Scop Le Pavé qui la pratique sous diverses formes, notamment par des conférences gesticulées. L'éducation populaire, c'est de l'éducation politique (au sens large) qui ne part pas de grandes théories mais au contraire de l'expérience des intervenants. L'analyse de l'expérience de chacun dans un contexte donné permet ensuite de remonter aux causes premières de la situation et de comprendre les mécanismes en jeu.

Le mieux pour en savoir plus est de regarder la première conférence Inculture 1 qui explique à la fois la notion d'éducation populaire et celle de conférence gesticulée. C'est très drôle et très instructif.

Vous pourrez ensuite regarder les autres conférences disponibles sur le site. Il y a des heures de vidéo toutes plus intéressantes les unes que les autres. Vous pouvez également aller voir des conférences gesticulées en live, consulter les autres ressources du site et... pourquoi pas créer votre propre conférence.

Nota Bene technique : le lecteur intégré au site pour regarder les conférences est assez limité. Il ne permet pas de faire des avances rapides ou retour arrière. Pour éviter ce problème ainsi que tous les problèmes liés au réseau, vous pouvez télécharger les vidéos avec un plugin comme "Unplug" sous Firefox. Vous pourrez ensuite regarder les vidéos sur votre ordinateur avec un logiciel tel que VLC.

mercredi 13 avril 2011

Que reste-t-il de la Loppsi 2 ?

La Ligue des Droits de l'Homme a rédigé un texte résumant les principales dispositions de la loi Loppsi 2 après que 13 articles ont été censurés par le Conseil Constitutionnel. Le fichier complet est un peu long à lire mais on pouvait faire difficilement plus court pour résumer un texte de loi qui fait à l'origine 84 pages et 142 articles. Si on fait l'effort de prendre le temps de comprendre, et il faut faire cet effort, c'est en tout cas très intéressant de voir la tendance générale qui se dessine :

  • les textes de loi ne prévoient jamais de garantie contre d'éventuels abus de pouvoir. C'est la technique du "faites nous confiance". Les institutions ne servent plus à protéger le peuple contre les abus du pouvoir. Les institutions servent à légitimer ces abus auprès du peuple.
  • atteinte à la séparation des pouvoirs. L'exécutif (le gouvernement) se substitue de plus en plus souvent au judiciaire. Limitation des pouvoirs du judiciaire avec la suppression progressive du principe d'individualisation des peines (peines planchers, etc.)
  • hausse généralisée des peines : les contraventions deviennent des délis, les délis deviennent des crimes, etc.
  • cadre d'application des sanctions de plus en plus flou, généralisation de l'arbitraire, élargissement progressif de la définition de terrorisme et de l'atteinte aux intérêts de l'état
  • généralisation du "flicage" avec à la fois des possibilités de surveillance élargies sans avoir identifié de menace précise, plus de possibilités de recoupement de données, moins de garanties et de contrôle sur l'utilisation de ces données, tendance à une inversion de la charge concernant la présomption d'innocence : on ne surveille plus les criminels mais tout le monde est un criminel en puissance donc on surveille tout le monde "au cas où"
  • tendance au contrôle de l'information avec l'apparition du filtrage Internet
  • privatisation de la gestion de la sécurité avec la création de réserves civiles de police et une délégation toujours plus importantes de responsabilités à des organismes privés.
  • explosion des possibilités de sanction, d'intimidation, de fichage, de rétention, etc. à l'encontre de personnes dont aucune procédure judiciaire n'a été officiellement initiée, déclarées innocentes ou ayant purgé leur peine.

jeudi 31 mars 2011

Profitons du 1er avril pour rêver

Alors que nous ne sommes encore que le 31 mars, je viens de voir mon premier poisson d'avril. C'est un article d'Eco-Sapiens intitulé Première apparition du label controversé Agriculture Chimique.

Un peu gros ? Peut-être mais finalement pourquoi pas et tellement normal quand on y réfléchit. En tout cas, c'est une merveilleuse idée de profiter du 1er avril pour rêver d'un monde meilleur. À partir du 2 avril, on commence les travaux pratiques :-)

dimanche 27 mars 2011

Inforoutes06 : l'état du trafic en temps réel dans les Alpes Maritimes

Inforoutes06 : un site utile pour connaître l'état du trafic en temps réel dans les Alpes Maritimes : connaître les bouchons, savoir si le bord de mer est fermé, etc.

mercredi 23 mars 2011

France-Tunisie : leçon d'humilité

Non je ne vais pas vous faire le résumé du dernier match de foot. Simplement je voulais partager le court article TEDxCarthage : Leçon d'humilité du site OWNI. Il reflète bien ce que je pense : en France et en occident de manière générale, nous sommes tellement sûrs que notre liberté et notre démocratie sont des acquis que l'on ne fournit plus aucun effort pour les faire vivre. La démocratie cède doucement le terrain à une oligarchie politico-mediatico-financiere et il serait temps de se réveiller avant qu'il ne soit trop tard. Les pays arabes qui doivent ré-inventer un système démocratique se posent des questions que nous ferions bien de garder à l'esprit également.

lundi 21 mars 2011

Antibes : moins de vélos au mépris de la loi

La ville d'Antibes et la CASA, toutes deux dirigées par le député-maire Jean Léonetti, s'engagent dans une politique anti-cycliste absurde, au mépris de la loi.

Lundi 14 mars, le maire présentait aux membres du Conseil de Développement d'Antibes et des Conseils de Quartier d'Antibes les grands projets de transports pour les années à venir, à savoir :

  • les études en cours pour modifier le plan de circulation d'Antibes
  • le projet de TCSP / BHNS

Le futur TCSP doit relier la gare d'Antibes à Sophia Antipolis. Le projet a été validé dans le cadre du Plan de Déplacement Urbain (PDU) de la CASA adopté en 2008.

Lors de la présentation, on nous montre les profils de voirie donnant la répartition de l'espace entre les différents modes de transport et le stationnement en fonction de la largeur de la rue. Quelle surprise ! Alors qu'un des objectifs affichés du projet est de favoriser les modes doux, tous les aménagements cyclables ont été supprimés des profils validés dans le PDU (cf première partie de Le guide des aménagements de voirie). Comme j'en ai fait la remarque au Maire pendant la séance de questions qui suivait la présentation, le projet présenté ne respecte pas la Loi sur l'air qui impose la construction d'aménagements cyclables pour tout réaménagement de voirie en agglomération. Le député-maire m'a alors répondu qu'il connaissait cette loi puisqu'il l'a lui-même votée. Il a soutenu publiquement que le non-respect de cette loi était un parti pris et que de toute façon la loi était souple.

Déjà en 2010, la mairie d'Antibes avait refait le boulevard Wilson, principale artère permettant de joindre Antibes à Juan-les-pins, sans aucun aménagement cyclable. Puis dans le bilan de la consultation publique à propos du pôle d'échange multi-modal de la gare d'Antibes, on peut lire en page 29/32 en réponse à l'intervention numéro 2 :

Pour le cheminement entre la gare et le pôle, une solution passant par le Pont des Marseillais est étudiée. Le pont étant étroit, on s’oriente plutôt vers un cheminement à pieds sur trottoir, vélo à la main.

C'est effectivement un passage "vélo à la main" qui est retenu dans le Dossier d’arrêt définitif du projet (page 18/28). Le pont étroit dont on parle, accueille actuellement pas moins de cinq voies de circulation automobile...

La politique transport d'Antibes et de la CASA ne se contente pas « d'oublier » de faire des aménagements cyclables, elle prévoit aussi d'en supprimer. Ainsi, la seule voie permettant le passage de l'autoroute entre Antibes et Sophia Antipolis sera supprimée au profit d'une voie de bus. Pour le maire, il sera nécessaire d'emprunter le TCSP pour rejoindre Sophia. Sur la technopole, il sera possible de prendre son vélo puisqu'une boucle cyclable y sera prochainement aménagée.

Alors que plus de 40% de la population d'Antibes réside dans un rayon de 2km autour du quartier Croix Rouge coincé entre l'autoroute et la voie ferrée, on devrait aboutir à cette politique transport absurde où il y aura une boucle cyclable sur Sophia Antipolis, (peut-être) une boucle cyclable sur Antibes Centre mais aucune liaison possible entre ces boucles et le principal foyer d'habitations de la ville. Il sera nécessaire d'avoir autant de vélos que de destinations...

Je terminerai en citant une brochure du Ministère de l'Écologie, de l'Énergie,du Développement durable et de la Mer décrivant les obligations résultant de l’article 20 de la LAURE :

Quels sont les risques à ne pas aménager?
Instabilité juridique du projet : comme toutes les obligations qui incombent aux collectivités territoriales, le non respect des dispositions prévues par l’article L. 228-2 du code de l’environnement peut aboutir à l’annulation des délibérations approuvant le projet soit par la voie d’un déféré préfectoral soit à la demande d’un administré ou d’une association d’usagers cyclistes qui en ferait la demande. Plusieurs cas récents ont été jugés en ce sens.
Ces annulations peuvent d’ailleurs parfois remettre en cause très directement la faisabilité budgétaire de l’opération si des études complémentaires, voire des aménagements non prévus au moment de la réalisation, devaient être nécessaires pour une mise en conformité avec la loi.
Le non respect de cette obligation légale, même après la réalisation du projet, pourrait déclencher, en cas d’accident impliquant un cycliste après la réalisation de l’aménagement contesté, le mécanisme de la responsabilité pénale personnelle du maire prévu à l’article L 2123-34 du code général des collectivités territoriales.

samedi 19 mars 2011

Vente de ma voiture : l'heure des comptes (la suite)

Suite à la vente de ma voiture en décembre dernier, j'ai pu faire un premier bilan de ce que m'avait couté ma voiture sur les cinq dernières années.

Je poursuis ici cette réflexion en me concentrant sur le coût au kilomètre. Première méthode, on prend l'ensemble des charges liées à la voiture (12440€ dans mon cas) et on divise par le nombre de kilomètre parcourus (45000km). On obtient un coût global ramené au kilomètre de 0,28€/km.

Dans beaucoup de cas, ce calcul n'est pas très adapté dans la mesure où même si vous ne conduisez pas ou peu, vous aurez à payer un certain nombre de frais dits fixes (assurance, amortissement de la voiture, etc.). Pour le calcul du coût d'un trajet, on ne prend en général en compte que le coût marginal de la voiture, c'est à dire les dépenses qui dépendent directement du nombre de kilomètres parcourus. En gros, il s'agit du carburant (5040€) et de l'entretien de la voiture (2400€). On obtient alors un coût marginal de 0,17€/km.

C'est en faisant ce genre de calcul qu'on voit qu'au delà des déclarations d'intention la France mène une politique tarifaire très pro-voiture. Par exemple, le taux de remboursement kilométrique des impôts pour les déclarations en frais réels est assez avantageux. Pour 220 jours de travail par an et 10km/jour effectués pour le trajet maison-travail (2200km) avec un véhicule de 6CV, je peux déduire de mes impôts 1179€ soit 0,53€/km. L'état me paie donc 0,25€/km (0,53€/km - 0,28€/km), soit 550€/an pour aller au travail en voiture.

Je peux aussi me faire rembourser des frais par ma société. Si je vais au travail en voiture ma société me rembourse 10km/jour au tarif de 0,40€/km. Je gagne donc 0,12€/km (0,40€/km - 0,28€/km) x 2200km = 264€/an de ma société si je vais au travail en voiture. À contrario si je souhaite aller au travail en bus, je devrai payer un abonnement mensuel de 22€ dont ma société me rembourse la moitié. Pour aller travailler en bus, je devrai donc payer de ma poche 132€/an (11€ x 12 mois).

mercredi 16 mars 2011

Échelle internationale des événements nucléaires (INES)

Alors qu'une catastrophe nucléaire majeure est en cours au Japon, on entend de plus en plus parler de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) qui mesure la gravité des événements nucléaires sur une échelle de 0 à 7. A titre d'exemple, la catastrophe de Tchernobyl est classé 7, l'accident de Three Mile Island est classé 5 et celui en cours de Fukushima est classé 6 au moment de la rédaction de ce billet.

Le problème de cette échelle c'est qu'elle sert d'instrument de mesure de la gravité des événements pour les média alors qu'elle ne mesure que l'impact des événements. Or pour déterminer la gravité d'un événement, il faut non seulement prendre en compte l'impact de l'événement mais aussi le risque associé à cet événement. Si un événement à un impact fort, il est forcément grave mais si son impact est faible il peut être grave malgré tout si le risque qu'il a fait courir est fort.

A titre de comparaison, on peut imaginer une voiture lancée à 100km en plein centre ville et grillant tous les feux. Même si cette voiture n'a pas causé d'accident la police devrait arrêter cette personne et la sanctionner. Pourtant l'impact est nul (pas d'accident) mais le risque d'accident est grand. On sait que si cette personne continue à conduire comme ça, un accident arrivera tôt ou tard. L'impact de ce comportement ne dépend que de la chance de rencontrer ou non une voiture à un croisement même si le conducteur est un bon pilote et pourra peut-être éviter une ou deux voitures.

Quand on vous parlera d'un incident mineur de niveau 2, rappelez-vous qu'il s'agit peut-être d'une voiture lancée à 100km en ville et qui n'a simplement pas encore fauché de piéton. Ça n'est pas si anodin et ça ne permet pas de juger de la bonne sécurité des installations.

Incidents nucléaires

Extrait d'un article de Philippe Mesmer paru dans l'édition du 17 mars 2011 du journal Le Monde :

En 2007, la NISA, l'Agence de sûreté industrielle et nucléaire, avait fait savoir qu'entre 1978 et 2002, 97 incidents, dont 19 jugés "critiques", avaient été dissimulés aux autorités.

Dans cet extrait, on ne parle que des incidents nucléaires critiques du Japon dissimulés aux autorités. On ne compte pas les incidents d'autres pays ni les incidents communiqués aux autorités et on a pourtant quasiment un incident critique par an sur 20 ans dissimulé par les gestionnaires des centrales. Il reste même peut-être des incidents que l'enquête n'a pas mis à jour. Qui peut encore dire que le nucléaire est sûr ? On parle ici du Japon mais le même bilan pourrait s'appliquer à tous les pays y compris à la France où EDF comme AREVA ont connu un grand nombre d'incidents et d'accidents et ont à plusieurs reprises étés reconnus coupables d'avoir falsifié des rapports et d'avoir effectué des communications mensongères.

Je vous invite à consulter la liste des accidents nucléaires de Wikipédia qui n'est qu'une version édulcorée et non-exhaustive de la réalité car les intervenants du nucléaire, dont les gouvernements au premier plan, font de la rétention d'information entre autre en abusant du secret défense.

dimanche 13 mars 2011

Droits des femmes : signez la lettre ouverte à Nicolas Sarkozy !

Suite à la journée internationale des Droits des Femmes le 8 mars et aux propos assez choquants du Président de la République, je vous invite à signer cette lettre ouverte à Nicolas Sarkozy dont je trouve le ton et le contenu très justes.

Pour information ou rappel, Nicolas Sarkozy a déclaré à propos de cette journée  C'est sympathique, il faut le faire, enfin parfois il faudrait qu'on se concentre sur l'essentiel [...] Aujourd'hui d'ailleurs, la vie des femmes ressemble à la vie des hommes

mardi 8 mars 2011

Généralisation de la surveillance depuis 10 ans

Je vous conseille la lecture de l'article Comment le FBI, le PS et Estrosi ont mis le Net sous surveillance de Jean-Marc Manach qui retrace la façon dont on est passé d'un système où la surveillance était l'exception pour les personnes identifiées comme dangereuses à une surveillance généralisée de la population. Les attentats du 11 septembre 2001 ont légitimé beaucoup de lois liberticides qui ne sont plus maintenant des lois d'exception mais sont devenues la règle même en l'absence de danger identifié.

C'est aussi l'occasion de découvrir deux sites. Le premier est le blog de l'auteur Jean-Marc Manach pour le journal Le Monde Bug Brother que je suis depuis longtemps et qui regorge d'articles passionnants. Le deuxième est le site d'information OWNI que j'ai découvert récemment et dont je suis déjà un lecteur assidu.

dimanche 2 janvier 2011

Vente de ma voiture : l'heure des comptes

Début décembre, j'ai finalement vendu ma voiture. Cela faisait 1 an et demi que je ne m'en servais plus, il était donc temps de m'en séparer. À peu de choses près, ça faisait 5 ans que j'avais cette voiture. J'ai profité de cette vente pour faire les comptes.

D'après le détail des factures que j'ai gardées, en cinq ans, j'ai dépensé 2400€ pour l'entretien de la voiture (contrôles techniques, révisions, vidanges, changements de pneus, etc.). Ceci n'inclut pas les mini-dépenses de type lave-glace, huile hors vidanges, etc. J'en ai donc eu pour 480€/an soit 40€/mois.

J'ai acheté ma voiture 2900€, je l'ai vendue 1400€. L'amortissement de la voiture m'a donc coûté 1500€ sur 5 ans soit 300€/an ou 25€/mois.

En cinq ans, j'ai parcouru environ 45000km. Si on prend une consommation de 8L/100km et un carburant à 1,40€/1L, ma voiture m'aura coûté 5040€ en essence soit 1008€/an ou 84€/mois.

Chaque année, j'en ai eu pour environ 700€ d'assurance soit 58€/mois.

Au final, sans compter les péages, les parkings, les amendes, la carte grise, les dépenses annexes comme le porte vélo, la canne anti-vol, les chaines neige, etc. ma voiture m'aura coûté 12440€ soit 2488€/an ou 207€/mois.

Pour l'ADEME, une petite voiture à essence coûte en moyenne 4000€/an donc je m'en sors plutôt bien. Malgré tout, ce que j'ai dépensé pour ma voiture représente environ 6 mois de mon revenu annuel net. Sur ces 5 dernières années, j'ai donc travaillé 6 mois pour payer ma voiture soit 1/10ème de mon temps de travail.

Maintenant je n'ai plus de voiture. J'ai quand même des dépenses de transport mais qui sont sans comparaison avec ce que j'ai pu dépenser pour ma voiture. Je me rends compte que je pourrais maintenant prendre un mois de congé sans solde chaque année sans changer mon niveau de vie.

lundi 6 septembre 2010

Et il ne restait plus personne pour protester

Suite aux propos et à la politique sécuritaires et xénophobes du gouvernement, j'ai participé à la manifestation de Nice le samedi 4 septembre. Je profite de ce blog pour diffuser un poème qui apparaissait sur certaines banderoles et qui résume bien le sens de notre action.

Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n’étais pas communiste.
Lorsqu’ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n’étais pas syndicaliste.
Lorsqu’ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je me suis tu, je n’étais pas social-démocrate.
Lorsqu’ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n’étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.

Martin Niemöller

samedi 14 août 2010

Effet rebond, le retour

J'avais déjà parlé de l'effet rebond dans un précédent billet. Il s'agit de l'effet paradoxal selon lequel une amélioration de l'efficacité énergétique d'un produit conduit au final à une augmentation de la consommation de ressources.

Un récent rapport du commissariat général au développement durable nous apprend que la quantité de CO2 émise par la France est restée constante entre 1990 et 2007. Ceci serait dû à l'effet rebond. Notamment, un des secteurs qui augmente le plus ses rejets de CO2 est le secteur des transports. Depuis 1990, la consommation des véhicules a été réduite en moyenne de 15% et pourtant le secteur des transports a augmenté sa production de CO2 de 10%. En effet les gens parcourent des distances plus importantes. De même dans le secteur des logements, les ménagent ont agrandi la surface de leur logement.

Tout ceci nous montre que la technologie seule ne peut rien pour le problème du changement climatique. D'autres mesures contraignantes sont nécessaires pour limiter la quantité globale de CO2 rejeté.

On peut aussi s'inquiéter du respect des engagements du protocole de Kyoto qui nous imposent de réduire la quantité de CO2 de 20% en moins de 10 ans sachant qu'on a à peine réussi à contenir nos émissions en 17 ans.

La nature contre-attaque

Un peu dans le même esprit que les masses critiques qui luttent pour la reconquête de la circulation par les modes doux, on assiste depuis quelques temps à l'émergence de plusieurs mouvements qui luttent pour la reconquête de la nature sur les espaces urbains.

Les 17 et 18 septembre, le mouvement Park(ing) Day invite à investir des places de stationnement automobile pour y installer des jardins, des plantes, des oeuvres d'art, des lieux de détente et de loisir. Bref, rendre un peu de vie à des espaces morts.

Des mouvements de guerilla jardinière font également leur apparition. Ils invitent les citoyens à planter des plantes, fleurs et arbres dans des lieux publics ou privés laissés à l'abandon ou non entretenus.

J'aime bien ces mouvements de résistance pacifique face à la pression urbaine qui nous oppresse :-)

vendredi 13 août 2010

D'un monde de contraintes à un monde d'opportunités

La voiture n'est pas simplement un mode de transport à part, c'est aussi un mode pensée complètement différent.

Quand le propriétaire d'une voiture doit se déplacer, prendre sa voiture est une évidence. Mais alors seulement il commence à réfléchir au meilleur trajet pour éviter les embouteillages, au stationnement, etc. On sait qu'on va prendre la voiture et on essaie d'en limiter les contraintes. On ne commencera à envisager une alternative à la voiture que si les contraintes sont trop fortes.

Quand on n'a pas de voiture et qu'on doit se déplacer, on a le choix entre la marche, le vélo, le bus, le train, etc. et on peut combiner tous ces modes. A pied, je pourrai profiter de cette belle journée et couper par le parc, à vélo je profiterai du trajet pour prendre le pain sur le chemin, en bus j'avancerai mon livre, etc. Parfois, peu se solutions sont envisageables mais dans tous les cas on se concentre sur la meilleur façon de profiter de son trajet.

Le sentiment que j'ai eu quand j'ai arrêté de prendre la voiture est vraiment le sentiment de passer d'un monde de contraintes à un monde d'opportunités. Le fait de réfléchir à d'autres moyens de transport a vraiment développé ma créativité. Ça peut paraître paradoxal pour certains mais je me sens beaucoup plus libre maintenant, beaucoup de pensées négatives ont été remplacées par des pensées heureuses dans mon esprit et je n'imagine pas une seconde faire machine arrière.

vendredi 6 août 2010

Bon clip : 30 Seconds To Mars - Kings & Queens

Je viens de découvrir le clip de "Kings & Queens" du groupe "30 seconds to mars" (dont le chanteur est Jared Leto). Il reprend le concept des masses critiques avec le groupe des Mindnight Ridazz. Le clip est terrible et de manière générale j'aime bien l'album. Pour ceux que ça intéresse, on peut voir le making of sur le site du groupe.

Update : même musique mais avec une vraie masse critique.

mardi 27 juillet 2010

Vie de Meuf

Sur le même principe que Vie De Merde et autres Dans Ton Chat, je vous invite à découvrir Vie De Meuf. C'est un peu moins marrant et un peu effrayant. Même en sachant que les discriminations envers les femmes et les préjugés sexistes sont toujours d'actualité, les hommes ont parfois du mal à se représenter des cas concrets : lisez et vous saurez ce qu'endurent les femmes au quotidien.

Mise à jour : le journal Le Monde a dédié un article à Vie De Meuf.

dimanche 25 juillet 2010

Opération de nettoyage dans le Mercantour

Le WE du 10-11 juillet, j'ai participé à l'opération de nettoyage dans le Mercantour organisée par l'association Mountain Wilderness. Opération très médiatisée suite à la visite du conseil général sur site.

Les premières retombées presse :

-
reportage Europe 1le 10/07/10 d'Anaïs Ledoux

- Nice matin, article du 12/07/10 de Christophe Cirone
-
TF1(à partir de la 24ème minute) Journal de 13h du 12/07/10 de Vincent Capus

- France Bleu Azur,le 12/07/2010 Journal de 8h Un reportage de Marine Langenie

Avant la frontière italienne passait au milieu du parc du Mercantour. À partir de 1933, l'Italie s'est mise en tête de sécuriser cette frontière en installant des kilomètres de barbelés. À la fin de la guerre, la frontière a été reculée à son emplacement actuel et depuis ces barbelés sont restés à l'abandon, écrasés par la neige, pris dans la végétation, ils représentent un danger pour les randonneurs, les skieurs et surtout la faune.

J'ai donc participé à ce travail de longue haleine pour enlever ces barbelés. J'ai gardé en souvenir quelques empoules aux mains et des coups de soleil mais j'ai surtout fait de super rencontres. Vraiment très bonne ambiance, un cadre magnifique et des gens géniaux.

WE assez sportif aussi avec au moins 2h de marche par jour plus le travail d'arrachage des barbelés et pour l'occasion je suis monté d'Antibes à Isola2000 à vélo. C'était la première fois que je faisais du gros dénivelé vélo chargé, maintenant je sais à quoi m'attendre pour préparer mes futures randonnées cyclo-tourisme.

Autre opération de Moutain Wilderness que je trouve géniale : http://changerdapproche.org/ C'est un recueil d'expériences sur la façon de profiter de la montagne sans voiture. Je vais tâcher de raconter comment nous avons pu faire la Via Ferrata de Lantosque en prenant le bus la semaine dernière.

Pourquoi j'ai quitté Facebook et je quitterai bientôt Google

Il y a quelques mois, j'ai fermé mon compte Facebook. J'ai pris cette décision principalement parce que je ne cautionne pas leur politique concernant le traitement des données personnelles, le respect de la vie privée, etc. mais c'est aussi un gain de temps, un moyen de faire du tri dans
les vrais amis et un retour vers des relations "à l'ancienne" où on échange avec les gens pour prendre de leurs nouvelles au lieu d'être notifié de leurs aventures.

Pour information à propos de Facebook :

Sans compter les failles de sécurité où ils ont involontairement laissé filtrer des informations privées. Par exemple :
http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39751422,00.htm#xtor=RSS-1
Facebook n'est pas le seul mais il était le plus facile à quitter. J'ai aussi une dent contre Google qui suit la même direction et qui a oublié le "don't be evil" de ses débuts. Je compte donc ne plus utiliser les services Google mais ça va me prendre un peu plus de temps que pour Facebook de migrer mon compte mail.


Concernant Facebook, pour ceux qui voudraient se désinscrire également, sachez qu'il y a deux types de fermeture d'un compte Facebook :
- pour désactiver ton compte, tu peux le faire depuis les paramètres de ton compte. Le problème c'est que ça ne fait que cacher ton compte. Facebook conserve tes données et le jour où tu te reconnectes, ton compte est automatiquement réactivé ;
- pour supprimer complètement ton compte, tu peux utiliser l'adresse suivante :
http://www.facebook.com/help/contact.php?show_form=delete_account
On la retrouve aussi dans la FAQ dans la section "paramètre du compte" mais c'est assez dur à trouver... A partir de là, ton compte sera définitivement supprimé si tu ne te reconnectes pas pendant deux semaines.

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